« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

vendredi 31 janvier 2014

La droite est au pouvoir (100).

Karine Berger est députée " socialiste " des Hautes-Alpes, secrétaire nationale à l'économie du parti "socialiste " et quand elle ne se la pète pas elle adore lécher les patrons comme elle l'a fait ce 27 janvier 2014 dans " Mots croisés " sur France 2 en déclarant :

" Ce qui est vital, c'est que le monde patronal dise qu'il a confiance en notre pays "

Et il n'est pas surprenant de trouver cette phrase bien en évidence sur le site du parti " socialiste " :

jeudi 30 janvier 2014

La droite est au pouvoir (99).

Le 30 janvier 2014 le site pro.01net.com met en ligne les propos de Fleur Pellerin, une ministre " socialiste " chargée d'apprendre à voler aux oiseaux :

« Les  travaux issus des Assises de l'Entrepreneuriat ont été une belle avancée, à l'avant garde du pacte de responsabilité »

« nous sommes une nation pro business, pro entrepreneur…  Il faut valoriser la culture du risque, changer notre logiciel de pensée pour admettre que ce que l’on apprend lors d’un échec nous renforce et va nous aider à rebondir… Vive la startup république. »

« Les start ups vont nous aider à ne pas rester de simples observateurs mais à devenir des acteurs du marché et de l'économie. Il faut que nous mettions davantage en avant les succès de nos entrepreneurs. Il faut qu’à l’étranger, nos partenaires et nos concurrents comprennent que la France est un pays où il fait bon de créer des entreprises, de faire du business, d’investir, etc »
   
« Les métiers de demain viendront des start up d’aujourd’hui voire même des entreprises qui n’existent pas encore »

« Il s’agit de reconnaître les dynamiques collectives et les masses critiques qui existent déjà dans les collectivités territoriales. Que celles-ci fédèrent leurs écosystèmes pour favoriser l’apprentissage à la programmation par exemple ; pour créer des liens locaux entre les entreprises, les universités et les laboratoires de recherche »

« Il faut s’approprier cette marque [French Tech] et la projeter à l’étranger »

« Mon projet politique est d'instaurer un esprit French Tech qui bouscule des situations établies, inventent des nouvelles formes et expérimentent des nouvelles choses. Et mon voeu pour 2014 est qu'il naisse en France, grâce aux outils proposés par l'initiative French Tech, une vraie fédération de l'écosystème du numérique ; mobilisant tous les acteurs privés, publics, les collectivités avec comme objectif de soutenir la croissance et le rayonnement des startups »

mercredi 29 janvier 2014

« la création d'entreprise est une belle solution au problème du chômage » ...

... Qui a prononcé cette phrase mémorable ?
Nadine Morano ? , Donald Trump ? Carla Bruni ? Laurence Parisot ?
C'est Fleur Pellerin, une ministre " socialiste " qui prend très au sérieux son titre ronflant de ministre-déléguée- chargée-des-PME-,-de-l-'-Innovation-,-et-de-l-'-Economie-numérique.

Voici des extraits des propos de cet astre de la pensée mis en ligne par le site des Echos ce 28 janvier 2014 :


Les chiffres montrent la capacité des jeunes et des moins jeunes à se projeter  dans l'entrepreneuriat. Et la création d'entreprise est une belle solution au problème du chômage. Il faut donc l'encourager et proposer le meilleur cadre possible à ces entrepreneurs
 
Dans les semaines à venir, nous allons lancer la deuxième édition des Assises de l'Entrepreneuriat. Avec une thématique forte : celles des jeunes.

aider tous les talents à créer, et à renforcer l'attractivité réciproque entre les PME et les jeunes.

la jeunesse est une partie de la solution
 

[Fleur Pellerin veut faire de la France une]  start-up république

mardi 28 janvier 2014

La Restauration littéraire.

1990 : Jean Rouaud publie son premier " roman " (sans intérêt, comme tout ce qu'il publiera par la suite) chez Minuit, l'éditeur, entre autres, de Beckett, Bourdieu, Deleuze, Simon.
Ce " roman " lui permet d'obtenir le prix Goncourt.
Le 22 janvier 2014 le site du Figaro publie une interview de Jean Rouaud.
Cet écrivaillon se lâche enfin et confirme que son arrivée chez Minuit consolidait la Restauration littéraire.

Extraits :

le roman était déjà mal en point au début du XXe siècle. On se souvient de la phrase de Valéry sur la marquise qui ne peut sortir à cinq heures, que l'on a trouvée citée par Breton dans le premier Manifeste du surréalisme. Et Proust construit la Recherche sur un subterfuge. Le narrateur nous explique qu'il se propose d'écrire un livre. Et son livre se termine au moment où il nous promet que, cette fois, il va s'y mettre. De la sorte, la Recherche est un anti-roman.

les années 1960 et 1970 ont radicalisé la critique du roman jusqu'à annoncer sa mort, avec celle de l'auteur. Le style était le panache blanc grossier de la bourgeoisie. Et la langue était fasciste! Une belle phrase, c'était le signe très sûr de la réaction! Tout ça cumulé n'était pas encourageant pour un apprenti écrivain.

Il fallait tout déconstruire, user d'une écriture complètement dématérialisée qui ne devait surtout pas faire référence au réel, au «référentiel». On avait décrété que le texte ne renvoyait qu'à d'autres textes. En même temps, éviter de raconter le réel arrangeait bien la société.

il existait une sorte de collusion entre le marxisme dominant qui projetait vers l'avenir et empêchait de se retourner, et l'expérimentation littéraire qui condamnait les formes anciennes.

Cette chape de plomb a duré vingt ans.

Mon problème, c'était d'être un écrivain de la modernité avec un matériel qui appartenait entièrement au registre de la «réaction»: la campagne (qui évoquait immanquablement la révolution nationale de Pétain, «la terre ne ment pas»), le milieu social des petits commerçants (les plus maltraités en littérature), le catholicisme le plus bigot, celui des Chouans (quand l'idéologie dominante était marxiste et que la religion était le symptôme de la plus grande arriération mentale).

Il y avait un aveuglement sélectif. De Claude Simon, on vantait toujours la phrase torrentielle mais jamais on ne mettait en avant qu'il n'avait fait que raconter sa propre histoire. Il faut se rappeler que les grands noms des années 1960 et 1970 étaient tous des penseurs (Deleuze, Bourdieu, Lacan…). Ils avaient un usage de la langue extrêmement «précieux» (au sens du XVIIe siècle), complètement désactivé. Ce qui rendait impossible d'appeler un chat un chat. Tous les mouvements artistiques allaient dans le même sens d'une dématérialisation du monde.

lundi 27 janvier 2014

Rimbaud entrepreneur, René Char compétitif.

Le 21 janvier 2014 Geneviève Fioraso (ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, et fille cachée de Margaret Thatcher et Ronald Reagan) paradait au musée du quai Branly où elle présentait ses voeux-aux-acteurs-de-l-'-enseignement-supérieur-et-de-la-recherche. Ce fut l'occasion pour elle d'étaler son vernis culturel et son credo de business woman d'opérette.
Extraits :

" (...) Claude Lévi -Strauss

René Char

Paul Ricoeur

René Char

Arthur Rimbaud

ouverture à l’environnement socio–économique

le développement de l’entrepreneuriat et l’apprentissage de la conduite de projet dans toutes les filières pour que les étudiants soient davantage préparés à la vie active, avec un comité sup emploi, présidé par deux chefs d’entreprises, Henri Lachmann et Françoise Gri, qui va nous aider à améliorer l’insertion des étudiants et préparer les métiers de demain


la mission de transfert de l’invention du laboratoire vers l’innovation dans l’entreprise, créatrice d’emplois, inscrite pour la première fois dans les missions des enseignants chercheurs


l’installation de pépinières pour développer la création d’entreprises par les étudiants, les PEPITE, avec un statut d’étudiant-entrepreneur


transfert ou de relations avec le monde économique

des décideurs et des employeurs

entreprises locales

la compétitivité

un contexte d’optimisation des dépenses publiques

en formant les jeunes dont notre économie a besoin, dans les secteurs d’activité traditionnels comme dans les filières nouvelles

innovations de rupture indispensables à la compétitivité de notre pays

former à l’entreprenariat

répondre aux besoins des nouvelles filières de la recherche et de l’industrie

un tuteur en entreprise

les acteurs socio-économiques

Je remercie tous les scientifiques, les entrepreneurs et même une écrivaine, Marie Darrieussecq

des industriels

le monde industriel et le mécénat

applications industrielles

innovation (...) " .

Comment faire monter une mayonnaise de ragots.

Prenez un président de la République en plein vaudeville scootérisé : François Hollande.

Prenez une journaliste préposée au cancans : Cécile Amar.

Prenez le site d'un journal qui appartient au marchand d'armes Lagardère : le site du JDD.

Choisissez un jour d'hiver où les lecteurs sont bien au chaud chez eux : le dimanche 24 janvier 2014.

Agitez le talent de Cécile Amar dans un article titré " Hollande, un célibataire à l'Élysée " .

Laissez la débiter les fausses confidences, et regardez ce que cela donne :

Les proches de François Hollande

décrypte un conseiller

abonde un proche

analyse un familier du Président

confie un ami du Président. Un autre tente de dédramatiser

décrit un conseiller

prédit un intime

dédramatise un proche du chef de l'État.

samedi 25 janvier 2014

La droite est au pouvoir (98).

Ce 25 janvier 2014 le site du Point s'empresse de mettre en ligne la totalité de la traduction d'une tribune du ministre " socialiste " Pierre Moscovici publiée par le Financial Times le 23 janvier 2014.

Extraits :

compétitivité

la France se modernise, elle se réforme.


le niveau des prélèvements obligatoires pourrait peser sur nos perspectives de croissance à long terme.


simplifier la vie et réduire la charge administrative des entreprises, réduire les dépenses publiques


Nous allons ainsi ouvrir plusieurs fronts pour transformer en profondeur l'environnement des entreprises : la suppression d'ici 2017 des cotisations familiales, qui pèsent sur le travail et représentent 30 milliards d'euros : une simplification drastique de l'environnement règlementaire des entreprises, enfin une initiative précise pour en effet en finir avec l'enchevêtrement fiscal qui désoriente les acteurs économiques.


le gouvernement s'engage à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'euros entre 2015 et 2017, en plus des 15 milliards d'euros d'économies programmées pour 2014.


les entreprises sont des partenaires naturels et indispensables pour faire reculer le chômage.


un effort de redressement de la compétitivité.


Nous avons défini, avec la réforme du marché du travail en mai 2013, une flexi-sécurité à la française
un pays qui demeure par ailleurs un territoire attractif et crédible. Les investisseurs américains ne s'y trompent pas : notre pays est leur destination première en Europe, avec un stock d'IDE de 60 milliards d'euros.


mener les réformes nécessaires pour devenir plus compétitifs encore.

Fragments d'un discours gestionnaire ( = de droite).

Le 24 janvier 2014 le site du Monde met en ligne une interview de Jean-Marc Ayrault qui joue le rôle de premier ministre " socialiste " dans le vaudeville médiatique.

Extraits

" soutenir les entreprises, c'est-à-dire les entrepreneurs et les salariés.

redresser la compétitivité et les comptes publics

Il faut avancer vite, y compris sur la réduction de la dépense publique.

Outre la suppression des cotisations familiales
[pour les entreprises], nous devons nous attaquer à la multiplication des petites taxes qui, additionnées, finissent par peser lourd.

Allègement des cotisations des entreprises, assises de la fiscalité des entreprises

d'importantes économies d'échelle

Les Français sont de plus en plus attentifs au niveau des dépenses publique

le soutien aux entreprises "

vendredi 24 janvier 2014

Les aventures de Pathétique Petit Pierrot Moscovici au forum-économique-de-Davos.

Le forum-économique-de-Davos, ce rassemblement  « pour une constellation d’ego participant à une orgie d’auto-adoration. » (dixit Boris Johnson, le maire de Londres) est l'occasion cette année pour le Pathétique Petit Pierrot Moscovici (le PPPM) de se croire important au micro des télés du Parti de la Presse et de l'Argent (le PPA) et au milieu des patrons-et-décideurs.
Le 24 janvier 2014 Sébastien Pommier met en ligne de savoureuses photos de PPPM sur le site lexpansion.lexpress.fr.












jeudi 23 janvier 2014

La droite est (vraiment) au pouvoir (97).

La ministre " socialiste " de l'enseignement supérieur et de la recherche (un clone de Margaret Thatcher qui se fait appeler Geneviève Fioraso) veut transformer les universités en supermarchés.
C'est ce que nous apprend un article de Marie-Christine Corbier mis en ligne par le site des Echos ce 23 janvier 2014.




La droite est au pouvoir (96).

Le député " socialiste " Jean-Marie Le Guen enterre l'idée selon laquelle l'impôt peut être mis au service de la justice sociale (source site du Point du 6 janvier 2014) :


mardi 21 janvier 2014

A qui profitent les groupes de parole du curé Rosanvallon ?

Le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon vient de lancer une opération de marketing prétendant donner la parole aux " invisibles " .
En fait, ce croisé du capitalisme chrétien met son petit savoir au service des entreprises en leur donnant des arguments pour mystifier les salariés et ainsi leur extorquer une activité la plus intense possbile.
Et, bien sûr, on trouve une illustration des objectifs de cet idéologue dans un article publié dans Les Echos, ce journal qui est le bulletin paroissial des marchés.




Le " socialiste " Gérard Collomb " veut liquider l'Etat providence "

Un article de Lyon Capitale qui dit ce que les " socialistes " ont dans leurs cerveaux :



lundi 20 janvier 2014

La droite est (vraiment) au pouvoir (95).

Cristophe Caresche est un député " socialiste " . Son blog est un conservatoire des idées-reçues de la droite de la rue de Solférino.

15/01/2014 :
" Certaines entreprises ne dégagent pas assez de marges pour embaucher ou investir : il faut donc alléger le coût du travail pour que ces entreprises restaurent leurs marges et puissent repartir "

13/01/2014 :
" Depuis des années, la France surtaxe le travail, et l'arbitrage implicite entre salaires et emplois s'est toujours fait au détriment de l'emploi. "

" on ne pourra pas baisser à nouveau les charges des entreprises si nous ne sommes pas inflexibles dans l'effort de réduction de la dépense publique, qui doit concerner l'Etat mais aussi les collectivités locales et la protection sociale. C'est un chemin indispensable pour la France même si c'est un chemin difficile. "

" Aujourd'hui les véritables mesures de pouvoir d'achat ne sont pas dans la redistribution, mais dans la libéralisation de secteurs réglementés. "

11/7/2013 :
" Ce n'est pas parce que le Medef le dit que c'est forcément faux. "

" il n'y a aucune raison à continuer de faire profiter les retraités d'avantages fiscaux alors que leur niveau de vie est supérieur à celui des actifs. Il faut oser poser la question intergénérationnelle dans la réforme des retraites et ne pas se contenter seulement de se tourner vers les entreprises. La compétitivité de nos entreprises continue à se dégrader. Les impacter encore un peu plus est une aberration. " 

23/4/2013 : co-signataire d'une tribune :
" Assumons notre volonté de renouer avec la compétitivité en considérant les entrepreneurs comme des partenaires actifs du redressement, de l'investissement et l'emploi, "

23/10/2012 : co-signataire d'une tribune :
" il faut impérativement amorcer le processus qui doit permettre d'alléger significativement les charges qui portent sur le travail pour redonner de la compétitivité à nos entreprises "

04/10/2012 :
" Etre contre l'Europe telle qu'elle se construit c'est tout simplement être contre l'Europe, parce qu'il n'y a pas d'alternative dans la méthode. "

samedi 18 janvier 2014

Fabienne Pascaud affiche son mépris social.

Dans le numéro de Télérama du 15 janvier 2014 Fabienne Pascaud signe une chronique théâtrale (à tous les sens du terme) dans laquelle elle étale son mépris social pour les gens qui ne sont pas aussi " classe " qu'elle.

" Une heure trente durant, on a rarement perçu un tel calme dans une salle. Pas une toux, pas un bavardage, pas un téléphone. Suspendue au souffle des comédiens [Anouk Aimée et Gérard Depardieu]. Hommes cravatés, femmes plus élégantes que d'ordinaire : des spectateurs qui visiblement vont peu au théâtre, ignorent qu'on ne s'y " habille " plus. Pour eux c'était la fête de l'admiration. Tous debout au salut, d'un commun élan. "

vendredi 17 janvier 2014

dimanche 12 janvier 2014

Antoine Compagnon, un homme, un vrai, au Collège de France.

Le 12 janvier 2014 le site www.lesinrocks.com met en ligne une interview d'Antoine Compagnon qui est professeur de littérature française moderne et contemporaine au Collège de France.

Extraits des propos du professeur :
" (...) la mauvaise image, particulièrement en  France, que l’opinion a aujourd’hui des métiers de l’enseignement, et par conséquent sur leur peu d’attrait pour les jeunes. Les femmes sont l’une des raisons que j’évoquais de la mauvaise image. (...)
Il y a beaucoup de raisons à cette perception négative du métier de professeur dans la société française contemporaine. Parmi elles, figure incontestablement sa féminisation. (...)
les métiers qui se sont féminisés ont vu leur image dans la société se dégrader. (...)
un des facteurs de la dégradation de l’image, mais aussi des rémunérations, est commun à un certain nombre de métiers où l’on trouve plus de femmes que dans d’autres (...)
Pour certains enfants, il serait préférable d’avoir aussi affaire à des hommes à l’école primaire, à des figures masculines comme à des figures féminines. (...) " .

Comment les 5 femmes professeures (sur un total de 49 professeurs, soit à peine 10 % de l'effectif des professeurs en activité) au Collège de France vont-elles réagir à ces propos d'un macho qui se croit intelligent ?

Jacques Drillon et Philippe Sollers inventent la valse à 4 temps du renvoi d'ascenseur.

1/ Jacques Drillon du Nouvel Observateur publie un livre en 1998 chez Gallimard dans la collection L'Infini dirigée par Philippe Sollers, lequel Sollers écrit parfois dans... Le Nouvel Observateur.

2/ Dans Le Nouvel Observateur du 9 novembre 2006 Jacques Drillon rend compte d'un livre de Philippe Sollers:
" On aurait bien aimé, au lycée, avoir un professeur de littérature comme Sollers. Qui aurait su tout comprendre et tout expliquer. Qui ait la littérature dans le sang. (...)  cette suite de leçons étincelantes (...) c’est un livre où il y a beaucoup de sommets (...) Proust n’est pas loin, et c’est le plus élevé, dix pages d’anthologie (...) Vers la fin, le professeur Sollers (on pourrait l’aimer pour ce livre seulement) cite d’ailleurs un distique de Du Fu (viiie siècle) (...)".

3/ Jacques Drillon du Nouvel Observateur publie un livre en 2009 chez Gallimard dans la collection L'Infini dirigée par Philippe Sollers, lequel Sollers écrit parfois dans... Le Nouvel Observateur.

4/ Dans Le Nouvel Observateur du 2 janvier 2014 Jacques Drillon rend compte d'un livre de Philippe Sollers, lequel Sollers écrit parfois dans... Le Nouvel Observateur.

jeudi 9 janvier 2014

Laurent Joffrin n'a pas peur de lécher son employé Jean-Claude Guillebaud.

L’éditorial de Laurent Joffrin dans Le Nouvel Observateur du 2 janvier 2014 est un monument de flagornerie à la gloire de son employé Jean-Claude Guillebaud et accessoirement son saint patron Jean Daniel:

" (...) Il arrive que les rédacteurs en chef réfléchissent. Encore faut-il les y aider. C’est le premier but qu’a atteint Jean-Claude Guillebaud (...)
Il aide « l’Obs » à réfléchir. (...)
Le livre (1) de notre ami et chroniqueur (...)
C’est un livre personnel : il n’en a que plus de force. (...)
Guillebaud revient sur son itinéraire, qui est celui d’un enfant heureux atteint par les malheurs de l’histoire, d’un journaliste qui réfléchit, d’un intellectuel qui aime le réel. (...)
un grand reporter sur ses gardes, toujours volontaire et jamais dupe. Le lecteur aimera ces confidences qui soutiennent des idées, ces raisonnements de chair et de sang. Entre récit intime et essai : c’est la meilleure pédagogie. C’est aussi le meilleur questionnement. Il nous concerne. (...)
« L’Obs », c’est sa première raison d’être, défend le progrès. Un peu comme Jean Daniel, qui fait profession de nuance, Guillebaud ne le récuse pas, mais il le passe au crible. (...)
Avec Guillebaud, nous nous rallions à une idée inquiète du progrès. Elle dominera le siècle. Sans jamais en méconnaître les vices, « l’Obs » croit à l’économie de marché. Ou, plus exactement, « l’Obs » n’a jamais cru aux vertus de l’économie administrée ou étatisée, (...)
le journal plaide sans relâche pour le marché  (...)
Il y a, enfin, l’identité. Dans ses livres, Jean Daniel a balisé notre réflexion sur la nation. (...)
Ainsi, comme un contrepoint essentiel, Guillebaud nous montre la vigilance. Il nous aide aussi à penser contre nous-même. C’est la première vertu des journalistes... "

(1) « Je n’ai plus peur », par Jean-Claude Guillebaud, L’Iconoclaste, 240 p., 14 euros.

lundi 6 janvier 2014

Deux ministres " socialistes " vont patauger dans la télé-réalité.

Le 6 janvier 2014 le site du Figaro étudiant (un haut lieu de la subversion de l'ordre établi) nous apprend que deux ministres " socialistes " se prennent pour les Geneviève de Fontenay du business :



dimanche 5 janvier 2014

Déclaration d'amour du patron du Medef au " socialiste " François Hollande.

Le 4 janvier 2014 le site du Monde met en ligne une interview de Pierre Gattaz (le patron du Medef) qui déclare sa flamme au compagnon de Valérie Trierweiler et accessoirement président de la République, un certain François Hollande.

" (...) Quand j'entends le président de la République parler d'un « pacte de responsabilité », je suis satisfait. Il a lancé le projet général de sortir le pays de l'ornière et a montré un cap qui nous va bien. François Hollande a appelé cela « pacte de responsabilité », nous, on a parlé de « pacte de confiance » mais le contenu est très proche. On est prêt à jouer le jeu. (...)
J'ai été rassuré par le président de la République, qui a dit que ces assises devraient permettre de baisser la fiscalité sur les entreprises. C'est une condition sine qua non pour nous. Puisque cela a été précisé, on va y entrer.(...)
Le discours du chef de l'Etat va dans le bon sens (...)
Le président de la République a parlé d'abus de la protection sociale. Il a voulu montrer qu'il n'y a pas de dogme. Là, j'ai applaudi, il faut y aller. (...)
Pour moi, ce que le président de la République a dit à ses voeux, c'est un élément très important, qui montre qu'on est d'accord pour monter la montagne ensemble. Et je suis d'accord pour escalader l'Everest avec lui. (...)
L'engagement, je l'ai déjà pris en signant le pacte de confiance adressé au président de la République. Nous sommes prêts à travailler sur ces chantiers. Nous voulons rebâtir un environnement de confiance avec le président de la République (...) " .

Naissance d'un grand sociologue.

Le 5 janvier 2013 le site du Monde met en ligne une interview de Dominique Tiberi qui est candidat dissident de l'UMP à la mairie du 5ème arrondissement de Paris.
Ce brillant garçon livre une forte vérité socio-politique :
" (...)  Bernard Debré, qui m'a agressé, ainsi que Jean Tiberi, a hérité de deux mandats électoraux à Amboise. Il a réussi à tout perdre. Il faut quand même le faire, Amboise, ce n'est pas Montreuil. (...) " .

vendredi 3 janvier 2014

Une ministre " socialiste " et le patron du Medef s'éclatent à Las Vegas.

Le 3 janvier 2014 le site des Echos publie un article de Sandrine Cassini qui montre que le PS fait ouvertement partie de la droite décomplexée.




mercredi 1 janvier 2014

Légion d'honneur pour les serviteurs médiatiques.

Qu'il est doux de voir un potentat et des employés du Parti de la Presse et de l'Argent figurer dans la promotion de la Légion d'honneur ce 31 décembre 2013  en compagnie d'Alain Decaux  :

M. Cluzel (Jean-Paul, Philippe), président de l'Etablissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais. [ancien patron de Radio France]

M. Larue (Fabrice, Aimé, René), président de sociétés dans le secteur des médias.

M. Leproux (Robin, Benoist), vice-président du directoire d'un groupe audiovisuel et multimédia

Mme Rastoin (Nathalie, Catherine, Marthe dite Natalie), directrice générale d'une agence de publicité

M. Servent (Pierre, Alain, Christian), journaliste, écrivain

M. Baraton (Alain, Jean), responsable du service des jardins du Grand Parc du château de Versailles et du Domaine national de Trianon [chroniqueur sur France Inter]

M. Delivet (Guy, Henri, Urbain), directeur général du Conseil supérieur des messageries de presse

Mme Noiville (Isabelle, Florence, Marie dite Florence), journaliste [au Monde], romancière, critique littéraire

M. Péan (Pierre-Eugène, Adolphe, Jean dit Pierre), journaliste, écrivain

M. Voinchet (Marc, Pierre, André), journaliste.